S'il n'y a pas de bulle dans Banga, alors qu'est-ce qu'il y a ? Dans Banga, y'a des fruits, juste c'qu'il faut Dans Banga, y'a de l'eau oui mais pas trop Y'a des fruits, y'a de l'eau Y'a des fruits, juste c'qu'il faut Y'a de l'eau, mais pas trop On peut boire à gogo À gogo du Banga Banga, c'est rigolo On n'en boit jamais trop C'est frais, c'est aux fruits, c'est Banga...
Le répertoire le plus réjouissant de la chanson française
Eclatante d'humour, la verve joyeuse de Richard Gotainer est un régal de second degré. Depuis ses débuts, Gotainer est un peu le trublion du paysage musical hexagonal. Pourtant ses textes sont bien plus pertinents qu'ils n'en ont l'air !
Doté d'une inspiration sans limite et d'un sens de l'à-propos et de la répartie hautement évocateurs, Richard Gotainer se retrouve tout naturellement recruté par les agences de pub en pleine explosion dans les années 70. Son talent pour écrire des jingles de pub qui frappent l'esprit lui valent un succès rapide dans le métier. On l'emploie comme rédacteur. Mais très vite, il ne se contente pas d'écrire des textes ; il met au point musiques et bruitages.
Un univers délirant est un peu trop créatif au goût de beaucoup !
Seul un jeune directeur de production craque sur son travail. Ensemble Richard Gotainer et Jacques Gaudillat vont donc quitter leur agence (virés ?) et créer leur propre entreprise sous le nom de Gatkess. Et ça marche. Certains de ses jingles ont à l'époque marqué les esprits ce qui est une marque de réussite dans ce domaine !
Son succès simultané dans la chanson et dans la pub sont à l'origine de l'album "Poil à la pub" qui sort en 85, réunissant 85 sketches et jingles.
S'il existait une médaille pour "publicité mensongère", Philip Morris et la British American Tobacco seraient sûrement premiers ex aequo!
Mettre une image positive sur la mort et la maladie : les slogans de l'industrie du tabac dans le monde
BANGLADESH - Debra Efroymson, PATH Canada "L'avenir plus brillant" (555/BAT) "Un goût à part" (Player's GoldLeaf) / BAT) "Poursuivez la passion" "Poursuivez l'aventure du monde" "Rejoignez l'aventure" "Prêt pour le défi" "Pour fêter l'esprit de l'aventure" Soyez Gold, art & littérature (Benson & Hedges/BAT) ..Seule & unique ..Coeur & âme ..Maintenant & à jamais ..Goût & saveur ..Goûtez & prenez plaisir ..Corps & âme ..Ici & maintenant ..Choisissez ce que vous voulez ..Avant & après ..Légère & blanche ..Vivant & électrique ..Vivant & explosif ..Des heures & des heures (pour un concert de rock) ..Se tordre & crier ..Se relaxer & prendre du plaisir ..Va & vient ..Répondez & gagnez ..[et mon slogan odieux "favori" de Benson & Hedges sur un panneau d'affichage très attirant (et faussement artistique)] : Art & Littérature
CAMBODGE - Greg Hallen, WHO "Vers un avenir meilleur " (555/BAT) [Précisément ce que veulent les gens dans les pays pauvres et sortant de guerre !] "De la douceur par-dessus tout" (555/BAT) - Ces deux slogans accompagnent une photo futuriste ressemblant à une description de l'espace avec des lumières vives glissant à travers. Parfois rien n'indique qu'il s'agit d'une publicité pour du tabac, mais tout le monde peut s'identifier avec cette photo. "Plus on en sait" (Davidoff) - Cette formule accompagne généralement un tableau (peinture) en gros plan d'un homme d'affaires occidental paraissant raffiné, et qui fume. C'est la tentative classique de faire en sorte que le tabagisme paraisse donner du prestige et suggérer que les occidentaux, riches, intelligents, fument - et vous aussi, vous devriez. Je dirais " Plus on en sait, plus on voudrait arrêter."
Au Cambodge, certaines marques locales portent le nom de sites hautement vénérés, tels que "Angkor", et "Wat Phnom". Le slogan qui les accompagne (traduit du Khmer"), c'est "L'honneur de la nation". Également traduit du Khmer, nous avons : "Fumer, c'est pour l'honneur et l'intégrité". Cela vient de la marque chinoise Chung Wha.
CONGO, République Démocratique - Wazi Mulum, Croix Bleue "Tu sais, toujours cool" - (Ambassade/BAT) "Ensemble, nous réussirons" & "Bon esprit bon goût" (Tumbaco legère/BAT) "L'ami fidèle" (Okapi/TABACONGO)
- tiré du magazine "Couleurs" "Le Rêve Américain" (Dallas/Philip Morris)
INDE - tiré du magazine "Couleurs" Vivez la vie en Kingsize (Four Square)
INDONESIE "Goûtez la liberté" (Kansas/Philip Morris) - Route ouverte au soleil couchant
JAPON "Jours Parfaits" (Lark/Philip Morris) - Surfeurs au soleil couchant
SENEGAL "Le Vrai Goût Américain" (L&M/Philip Morris) - Américains blancs, gratte-ciel américains, couleurs du drapeau américain "USAuthentic" (Houston) - couple noir en excès de vitesse sur la route avec Houston, à l'arrière-plan : profil d'une ville du Texas "La Perfection, tout le temps" (Excellence) - Femmes et hommes blancs, chics, paraissant aisés, en train de fumer avec un homme noir, symbolique.
OUGANDA - Dunstan Kiwanuka "Soyez Gold, Corps et Âme" (Benson & Hedges/BAT) "Goût véritable, esprit véritable." (Sportsman) [Les véritables sportifs ne fument pas !] "Doux tout du long" (Embassy) [Idée de contre-publicité : photo de poumons de fumeur avec ce petit mot d'accompagnement : ça ne restera pas doux tout du long] "Le choix du vainqueur" (Supermatch) [Les fumeurs n'ont jamais été des vainqueurs] "Le test du succès" (Rex) [Étape vers un échec imminent !]
USA - MD - Christine Duke, Centre Médical de St. Joseph. Idée de contre-publicité : photo d'un cimetière réputé (tous les pays en ont un que la plupart des gens reconnaissent, par ex. Arlington National aux États-Unis) portant le slogan "Bienvenue au Pays Marlboro".
YOUGOSLAVIE (Serbie & Monténégro) - Andjelka Dzeletovic, Institut de Santé Publique de Serbie "Pour ceux qui en veulent plus" (Walter Wolf) "La liberté ne connaît pas de frontières" (Ronhil/Rovinj, Croatie) "Comment dépenser un million?" & "Pensez-y" (Pall Mall/BAT)
En 1972, le météorologue Lorenz fait une conférence à l'American Association for the Advancement of Science intitulée : « Predictability: Does the Flap of a Butterfly's Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas? », qui se traduit en français par :
« Prédictibilité : le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? ».
Cette métaphore, devenue emblématique du phénomène de sensibilité aux conditions initiales, est souvent interprétée à tort de façon causale : ce serait le battement d'ailes du papillon qui déclencherait la tempête. Il n'en est rien ; Lorenz écrit en effet :
« De crainte que le seul fait de demander, suivant le titre de cet article, "un battement d'aile de papillon au Brésil peut-il déclencher une tornade au Texas ?", fasse douter de mon sérieux, sans même parler d'une réponse affirmative, je mettrai cette question en perspective en avançant les deux propositions suivantes :
Si un seul battement d'ailes d'un papillon peut avoir pour effet le déclenchement d'une tornade, alors, il en va ainsi également de tous les battements précédents et subséquents de ses ailes, comme de ceux de millions d'autres papillons, pour ne pas mentionner les activités d'innombrables créatures plus puissantes, en particulier de notre propre espèce.
Si le battement d'ailes d'un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l'empêcher. ».
Aujourd’hui encore, l’effet papillon reste une métaphore de la vie quotidienne. Les futurologues considèrent que les transformations sociales seront de plus en plus liées à quelques actions individuelles plutôt qu’à des phénomènes de masse. Ceci parce que deux conditions essentielles à l’émergence sont réunies :
D’une part, la circulation de l’information est plus rapide et plus dense entre les acteurs de la société et les parties du monde. Des évènements auparavant isolés, peuvent maintenant être reliés très rapidement. Cela favorise la transmission et l’amplification des changements.
D’autre part, puisque nous redéfinissons plus vite nos normes et des valeurs en matière de travail, d’économie, mais aussi de vie sociale et de rapports entre États, une infime modification peut transformer en profondeur la carte des échanges.
Ces éléments ne mettent pas pour autant le pouvoir de changer le monde à portée de chacun, mais font s’éloigner la vision d’un sens de l'histoire qui curieusement avait d’ailleurs déjà été récusé par des écrivains comme Karl Marx (mais pas par tous les marxistes) ou Jean-Paul Sartre. L’effet papillon ne fait pas partie des choses sur lesquelles on puisse compter systématiquement, mais la possibilité existe toujours de l’inattendu au milieu des phénomènes les plus ordonnés.
Réflexion sur l’imprévisibilité
À titre indicatif, voici ce que Paul Valéry écrivait le 13 juillet 1932 dans son Discours de l’histoire :
« J’étais en Rhétorique en 1887 (...). Eh bien je me demande à présent ce que l’on pouvait prévoir en 1887 - il y a quarante-cinq ans - de ce qui est survenu depuis lors. (...) En ce même 87, l’air était rigoureusement réservé aux véritables oiseaux. L’électricité n’avait pas encore perdu le fil. (...) Newton et Galilée régnaient en paix. La physique était heureuse et ses repères absolus. Le temps coulait des jours paisibles : toutes les heures étaient égales devant l’Univers (...)
Tout ceci n’est plus que songe et fumée. Tout s’est transformé comme la carte de l’Europe. (...) On ne conçoit même pas quelles opérations de l’esprit, traitant toute la matière historique accumulée en 87, auraient pu déduire de la connaissance, même la plus savante, du passé une idée, même grossièrement approximative, de ce qu’est 1932 »
Le poète et le philosophe pressentaient déjà, par une simple réflexion sur l’histoire, ce qu’allaient confirmer trente ans plus tard des considérations physiques.
Un précédent littéraire
Dans la nouvelle A sound of thunder, parue en 1952, Ray Bradbury met en scène un groupe voyageant dans le temps, et ayant des consignes strictes de ne rien changer. Ainsi ils vont à la chasse au dinosaure mais ce dinosaure avait pour destin de mourir quelques instants plus tard. Au retour, un participant qui avait légèrement enfreint la consigne réalise qu’il a écrasé accidentellement un papillon - et c’est pourquoi leur monde présent dans lequel ils reviennent se trouve complètement changé.
Série britannique en 17 épisodes de 20 mn, diffusée en 1969.
Produit par Harry Booth, Roy Simpson, en association avec David Gerber Productions et Century films. Producteur éxécutif: David Gerber. Directeur de la photographie: Mark McDonald.
Thème de Harry Booth, Melvyn Hayes & Johnny Arthey. Musique: Ivor Slaney. Avec: Peter Firth (Cap'tain), Brinsley Forde (Youpla), Gillian Bailey (Belle), Michael Audreson (Prof), Douglas Simmonds (Glouton), Bruce Clark (Solo), Debbie Russ (Tigrette)
L'histoire : De jeunes héros pour une série mythique, vivant d'extravagantes péripéties dans leur repère, un "double decker" bus. So british !
Quiquonque a vu des images de cette série (britannique) dans son enfance (première diffusion française en 1972), les revoit encore, rien qu'en fermant les yeux. Un moment de magie que de voir ces gamins, espiègles, vivant dans un terrain magique, bourré de gadgets et d'astuces en tous genres, dont le quartier général était un "double decker", un bus anglais.
Chaque épisode flirtait allègrement avec le fantastique, le merveilleux, l'imaginaire débridé, puisque l'on pouvoit croiser dans la série tantôt des robots, tantôt des chateux hantés, et autres inventions extravagantes, dans un monde où les enfants étaient les héros, et où l'innocence et la simplicité étaient des mots qui avaient encore tout leur sens.
La série possède ce côté britannique délirant qui rend la série parfois non-sensique, donnant parfois dans le comique à outrance, cette surenchère faisant penser aux classiques noir & blanc du début du siècle (la tarte à la crème fait toujours recette !), et appuie sur sa nationalité de par ses policiers en uniformes "so british", par ses tasses de thé chez les vieilles dames, ses récompenses données aux enfants en cas de bonne action effectuée, ...
Et puisque nous sommes du côté "série britannique", force est de constater que, comme "Chapeau melon et bottes de cuir", cette série n'a pas, elle non plus, subi l'outrage des ans, et n'a pas à rougir le moins du monde, aujourd'hui, lorsqu'elle est (par miracle...) programmée entre deux produit enfantins de type "moderne".
Dans leurs petites têtes, ça grouille :
D'astuces et d'imagination, jusqu'à tourner un western, parodier des dessins animés (Tom et Jerry), des films de SF, des émissions TV anglo-saxonnes, les Charlots ou les Marx Brothers...
De curiosité, de merveilleux. Ils désertent leur nid pour chasser des trésors, des autographes, se perdre dans un manoir hanté, fuir les extraterrestres, rencontrer Alice au pays des merveilles...
Et d'humanité. Ils sont toujours prêts à aider les plus démunis : l'artiste de rue, la vieille dame, l'aveugle...
Nos 7 double-deckers (« ceux de l'impériale »), héritiers des héros des courts-métrages de la MGM des années 40 (comme La ribambelle de Roba), vivent des aventures extravagantes, plus proches du burlesque à la Laurel et Hardy que de celles du Club des cinq. Les tartes à la crème font toujours recette !
La généreuse, délirante et fantastique série anglo-saxonne, est diffusée en France pour la première fois en 1972 par l'ORTF. La dernière diffusion sur une chaîne hertzienne, c'était aussi aux alentours de noël, en 1980...
Paroles du générique Tv :
Get on board Get on board Come and join the Doubledeckers Take a ticket For a journey On our double-decker London bus Ring the bell Toot the horn When you ride with the Doubledeckers Fun and laughter Is what we're after On our double double double-decker bus On our double-decker London Buuuuuuuuuus