Le groupe est créé en 1984 par des transfuges de l'émission de télévision Petit Théâtre de Bouvard. À l'origine, le groupe nommé « Les Cinq » comporte Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus mais également Seymour Brussel et Smaïn. Tous les cinq apparaissent dans leur premier film, Le téléphone sonne toujours deux fois !! (1985), à la suite duquel Smaïn les quitte pour entamer une carrière solo. Ils deviennent alors « Les Cat Car and co ». En 1985, ils sortent un 45 tours : Magic Tango.
En 1986, ils rencontrent Paul Lederman, découvreur de bien d'autres talents (Claude François, Mike Brant, Michel Polnareff, Thierry Le Luron, Coluche…). Ils obtiennent un prix lors du festival de Cannes pour leur performance d'acteur. Le quatuor devient alors « Les Inconnus ».
En 1987, ils débutent sur scène devant 46 spectateurs dans une salle de 1 000 places. Le bouche à oreille aidant, ils font salle comble au bout d'un an. Seymour Brussel les quitte peu après. 1987/1988, le trio anime une émission radio sur Europe 1 : Les Inconnus de l’après-midi. De mai à septembre 1989, les Inconnus et leur spectacle Au secours tout va mieux font salle comble chaque soir au Palais Royal.
En 1990, forts de leur notoriété, ils reviennent à la télévision et lancent La Télé des Inconnus, une série de sketches parodiant les émissions les plus en vogue et les faits de société alors marquants. Le premier sketch est Isabelle a les yeux bleus, parodie de groupes alors populaires, tendance new wave, Partenaire Particulier et Indochine.
En 1991, ils raflent plusieurs récompenses, dont le Molière du meilleur spectacle comique, deux Sept d'or, deux Victoires de la musique (meilleur spectacle, meilleure vidéo)…En 1995, leur premier film pour le cinéma, Les Trois Frères, est un énorme succès avec 7 millions d'entrées et obtient le César de la meilleure première oeuvre quelques mois plus tard. C'est à ce moment-là, en raison de problèmes contractuels avec leur ex-manager Paul Lederman qui détient les droits du nom « Les Inconnus » et leur interdit par contrat de se produire ensemble, que le trio éclate.
Leurs deux films suivants, Le Pari (1997) et L'Extraterrestre (2000) ne réunissent donc que Bernard Campan et Didier Bourdon, tout en conservant un succès certain auprès du public.
En 2001, ayant enfin réglé leur différend avec Paul Lederman, le trio se reforme et fait un nouveau film, Les Rois mages (2001). La même année paraît l'anthologie de leurs émissions télévisées et spectacles sous la forme de VHS et de DVD. La collection Ze Inconnus Story s'est vendue à plus d'un million d'unités.En 2007, chaque membre mène une carrière indépendante.
Hé mec J'me présente Je m'appelle Charles-Henri Du Pré J'habite à Neuilly Dans un quartier pas mal paumé Je suis fils unique Dans un hôtel particulier C'est la croix, la bannière Pour me sustenter. Pas un Arabe du coin Ni un Euromarché.
Auteuil, Neuilly, Passy : tel est notre ghetto
Hé mec, mon nom à moi C'est Hubert Valéry Patrick Stanislas Duc de Montmorency A cinq ans et demi J'avais déjà ma Ferrari. J'pouvais pas la conduire Bien sûr, j'étais trop p'tit !
As-tu saisi mon pote Notre envie de révolte ? J'ai envie de crier "Zut, flûte, crotte, chier !"
Auteuil, Neuilly, Passy : c'est pas du gâteau Auteuil, Neuilly, Passy : tel est notre ghetto.
Salut, tu - vas - bien ? Salut, tu - vas - bien ?
Y en a marre du Fauchon Du Hédiard, du saumon, du caviar
Salut, c'est Patrick A l'appareil Ouais, c'est Pat' Tu vas bien ?
Et moi ? Et moi ? Tu ne sais pas quelle est ma vie ? A côtoyer Chantal Ou bien Marie-Sophie A faire le baise-main A des pétasses mal baisées Enfin, j'ai voulu dire A des filles un peu coincées
Je veux être un voyou Vrai de vrai hors-la-loi. Mais quand t'es né ici Vous n'avez pas le choix. Y en a marre des Sylvie, des Mylène Ségolène, Gwendoline, Eglantine, Marie-Chantal...
Y en a marre, mon frère On a de gros problèmes Y en a marre, mon frère De subir le système.
Mon avenir à moi est déjà tout tracé : Boîtes privées, Sciences-Po, l'ENA ou H.E.C. Et dans le pire des cas Si je n'travaille pas Faudra que je reprenne La boîte de papa.
Auteuil, Neuilly, Passy : c'est pas du gâteau Auteuil, Neuilly, Passy : tel est notre ghetto.
Salut, tu vas bien ?
Nous sommes tous les produits D'une société économique dépendante Des fluctuations boursières Qui déstabilisent le marché. Oui mec ! Et pour sortir de ce carcan Educatif, capitaliste Il faut savoir dire non, non, non, mec !
Auteuil, Neuilly, Passy : c'est pas du gâteau Auteuil, Neuilly, Passy : tel est notre ghetto.
Salut, tu vas bien ?
Nous sommes issus d'une famille Qui n'a jamais souffert Nous sommes issus d'une famille Qu'on ne peut plus souffrir...
L'hémorragie de tes désirs S'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire Du temps qui se passe Contre duquel on ne peut rien
Être ou ne pas être Telle est la question Sinusoïdale De l'anachorète Hypochondriaque
{Refrain:} Mais tu dis Mais tu dis Que le bonheur est irréductible Et je dis Et il dit Que ton espoir n'est pas si désespéré A condition d'analyser Que l'absolu ne doit pas être Annihiler Par l'illusoire précarité De nos amours Destitué(e) s Et vice et versa
Et il faudra que tu arriveras A laminer tes rancoeurs dialectiques Même si je suis con ... ... vaincu que c'est très difficile
Mais comme moi, dis toi Qu'il est tellement plus mieux D'éradiquer Les tentacules de la déréliction Et tout deviendra clair
{Refrain:} Mais tu dis Mais tu dis Que le bonheur est irréductible Et je dis Et il dit Que ton espoir n'est pas si désespéré A condition d'analyse Que l'absolu ne doit pas être Annihiler Par l'illusoire précarité De nos amours Destitué(e)s Et vice et versa
Où allons nous? D'où venons nous? J'ignore de le savoir Mais ce que je n'ignore pas de le savoir C'est que le bonheur Est à deux doigts de tes pieds Et que la simplicité réside dans la courbe Bleue, jaune, mauve et insoupçonnée De nos rêveries Mauves et bleues et jaunes et pourpres Et paraboliques Et vice et versa
{Refrain:} Mais tu dis Mais tu dis Que le bonheur est irréductible Et je dis Et il dit Que ton espoir n'est pas si désespéré A condition d'analyser Que l'absolu ne doit pas être Annihiler Par l'illusoire précarité De nos amours Et qu'il ne faut pas cautionner L'irréalité Sous des aspérités absentes Et désenchantées De nos pensées iconoclastes Et désoxydé Par nos désirs excommuniés De la fatalité Destitué(e) Et vice et versa